Cochons d’Inde

Un spectacle des Comédiens de la Tour
2013

Je vous avais dit que la vie était coriace… Vous me croyez maintenant ?

Distribution

Avec :

  • Le guichetier : Jean-Baptiste Compiègne
  • La jeune femme : Valérie Carrette ou Jany Darnault ou Anne-Marie Scarabello
  • Le client : Christian Haton ou Laurent Viers
  • Brigitte : Jacqueline Hunt Desitter ou Elisabeth Merly
  • La mère : Jackie Riccio
  • L’indien : Patrick Scarabello

Mise en scène : Jany Darnault assistée de Jacqueline Hunt Desitter

Création lumières : Guillaume Granval

Régie son et lumières : Renaud de Verdilhac

Conception du décor : Valérie Carrette

Réalisation du décor : Les Décomédiens animés par Christophe Ecobichon

Photographies de répétition : Alain Darnault et Gérard Foucher

Initiation à la danse bollywood et chorégraphie : Emmanuelle Basset

Affiche : Valérie Carrette

Photos : Renaud de Verdilhac et Alain Darnault

L'histoire

Alain Kraft, agent immobilier qui a de l’argent, du pouvoir et une certaine arrogance, pouvait-il se douter qu’en franchissant le seuil de sa banque ce matin-là, il allait devenir l’otage de celle-ci et connaître la plus rocambolesque et terrible descente aux enfers qu’on puisse imaginer ?
Peut-on toute sa vie faire du fric sans voir la misère autour de soi ? Va-t-il s’en sortir et à quel prix ?
Ce huis clos cauchemardesque est aussi une pièce burlesque avec des situations d’un comique irrésistible. Humour et tragédie, comme dans la vie qui nous réserve quelquefois des surprises tout à la fois drôles mais aussi kafkaïennes et effrayantes. Les effets de la mondialisation, le choc des cultures… génèrent ici une sorte d’antimorale du « chacun fait comme il peut » dans la dérision.
Et comme aurait dit Figaro : « Je me presse de rire de tout de peur d’être obligé d’en pleurer ! ».

La pièce

Cochons d’Inde est la première longue pièce de Sébastien Thiéry. Elle comporte huit scènes et chacune d’elles est conçue comme un sketch.
C’est l’affaire Arcelor-Mittal en 2007 où un groupe indien rachetait un groupe français qui lui a inspiré la pièce.
La pièce a été créée à Paris au Théâtre Hébertot le 16 janvier 2009 avec Patrick Chesnais dans le rôle principal pour lequel il a obtenu le Molière du comédien, tandis que la pièce obtenait le Molière de la pièce comique.
En avril 2009, lors de l’attribution des Molières, la journaliste Marie-Laure Atinault écrivait :
« Quoi de plus banal que d’aller retirer de l’argent dans une banque ? Quoi de plus exaspérant que d’avoir vous une personne très lente, lorsque l’on est pressé ? Quoi de plus irritant que d’avoir en face de soi un guichetier qui a la célérité d’un escargot et la compréhension d’une enclume ? Quand tous ces polluants de la vie sont réunis dans la même matinée, on est en droit de penser qu’un anathème est sur notre tête ! Mais le pire est encore à venir puisque la banque désormais, grâce à la mondialisation, a son siège en Inde. On ne transige pas avec les castes à Bombay et encore moins avec la moralité. Alain Kraft est plongé dans un univers kafkaïen pour ce huis clos bancaire. Il devra défendre bec et ongles sa vie privée, ses choix professionnels, ses loisirs et sa vertu… Banque ou purgatoire ? pour nous, cette antichambre cauchemardesque est follement drôle. Cette prise d’otage de client par la banque elle-même fraye allégrement dans les voies burlesques de l’absurde… »

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