La Baby-sitter

Un spectacle des Comédiens de la Tour
2003

Le couple ! La plus grande aventure des temps modernes?

Distribution

Avec :

  • Elvire : Marie-Christine Hocdé
  • Sœur Epine : Carine Dufaÿs
  • Franklin : Franck Martinière

Mise en scène : Franck Martinière et Isabelle Ecobichon

Régie : Michel Ernault

Décors : Elisabeth Merly

En lever de rideau :
Quelques Innocentines interprétées par Sylvie Laurent, Isabelle Ecobichon et Patrick Scarabello

L'histoire

Un couple quelconque où s’immisce l’ennui…
Une invitation à dîner dans un vulgaire pavillon de banlieue…
L’attente de la baby-sitter (Qu’est-ce qu’elle fout cette guenon)…
Pas très engageant comme histoire ?
Oui, mais cuisiné à la sauce Obaldia, ça peut vite tourner loufoque, délire, voire apocalypse…
La baby-sitter sera subrepticement remplacée par une disciple du Major Brompton un peu coincée. Les deux époux vont trouver dans cette visite impromptue de quoi réveiller leur quotidien. Mais de boutades en jeux de drôle de rôles… Jusqu’où les entraînera cette étrange rencontre ?

La pièce

« Le couple, la plus grande aventure des temps modernes » dit Franklin avec une certaine ironie. Mais n’y a-t-il pas une part de vrai ? De nos jours, et surtout dans nos civilisations occidentales, le couple n’est plus l’unique moyen d’assurer la survie de l’espèce.
De plus la société de consommation et de loisirs dans laquelle nous vivons est source de nombreux pièges qu’il faut déjouer pour conserver son coupe uni. De là, à assimiler la vie de couple à une aventure, il n’y a qu’un pas qu’Obaldia n’hésite pas à franchir.
Beaucoup d’auteurs dramatiques ont écrit sur le couple, mais ils sont peu à avoir traité ce sujet avec réalisme et fantaisie à la fois.
L’attente de la baby-sitter, la plupart des parents ont connu ça. Quand, dans un couple, l’ennuie s’installe, on s’organise… pour se croiser un peu moins souvent, un peu moins longtemps… Mais là c’est imprévu, il faut composer… l’énervement gagne… quelques différends refont surface.
L’introduction, dans cette attente, d’une égérie du major Brompton venue leur porter la parole du seigneur, amène la fantaisie et permet à l’auteur de nous entraîner sur un terrain où il excelle : le délire, l’invraisemblance, la démesure.
Sœur Epine va permettre à Elvire et Franklin de cracher leur venin (ça fait du bien), de retrouver le goût de la plaisanterie (bonne ou mauvaise) et surtout de se retrouver.
Cette pièce qui a d’abord pour vocation de faire rire, est également une invitation à reconsidérer le sens de notre vie. L’auteur nous suggère de laisser une place au rêve, à la poésie et de ne pas nous laisser absorber par l’habitude, les convenances et la lâcheté.

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